Eh oui, les plantes ont de la mémoire ! Le lecteur comprend évidemment que la réponse à l’interrogation du titre de Michel Thellier est positive. Les plantes ont-elles une mémoire ? Imaginons un titre analogue s’appliquant aux animaux; on attendrait « la mémoire animale », ou «la mémoire des animaux», mais certainement pas «les animaux ont-ils une mémoire ?», une question que personne ne se pose, une évidence pour tout un chacun. Par là même, on perçoit immédiatement l’intérêt de l’ouvrage. Sa synthèse des découvertes les plus récentes en physiologie végétale sur la mémoire des plantes prouve l’inanité de l’idée reçue, et les hypo- thèses sur le rôle de cette fonction dans l’acclimatation des plantes aux contraintes de l’envi- ronnement lèvent les ultimes doutes. En replaçant la mémoire dans un cadre évolutif, l’auteur convainc qu’une nouvelle voie de recherche s’ouvre en physiologie végétale.
